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Iñchin MapuChe geneyiñ taiñ pv fvtakeche rume kvxalkaingun ñi fin nmv tvfachi Mapu chew taiñ mulenmu iñchin fevla fey mew muley taiñ wiñol wixan pvran tuafiel MapuChe kimvn taiñ pv fvtakeche taiñ eleletew.

Nosotros somos MapuChe, nuestros mayores mucho sufrieron por defender esta tierra donde nosotros estamos ahora. Por eso debemos volver a levantar nuestra sabiduría MapuChe, lo ke nos dejaron nuestros mayores.

Nous sommes MapuChe, nos ancêtres ont beaucoup souffert pour défendre cette terre où nous sommes maintenant. C'est pourquoi nous devons à nouveau nous soulever avec notre sagesse MapuChe que nous ont laissé nos ancêtres.

We are MapuChe, our ancestors suffered much to defend this ground where we are now. This is why we must stand up again with our MapuChe wisdom which our ancestors left us.

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Communauté Mariano Solo à 80 kilómetros de Bariloche:

LA COUR SUPERIEURE DE JUSTICE INTERVIENT AU CONFLIT DE PASO DE LOS MOLLES

L'histoire s’est trop répétée durant les dernières années en Puelmapu. D'un côté, les prétentions d'un Américain récemment arrivé là. De l'autre, les droits d'une Communauté MapuChe.

( Puelmapu) Mardi 8 novembre viennent des membres de la Cour de Justice Supérieure présents en Paso de Los Molles, endroit qui est à 80 kilomètres de Bariloche, pour régler le différend qui depuis 1997 fait face à un citoyen d'origine américaine et à la Communauté MapuChe qui habite ici depuis la fin du 19ième siècle.
La Ruka MapuChe de Furiloche accompagne les sœurs Millapi, ceux qui seraient les principaux lésés en prospérant la demande de délogement qu’a interposé John Ogilvie.
En 1997 cet homme qui vit dans un des chalets de Llao Llao, au moins quelques mois de l'année, a acheté plusieurs propriétés en Paso de los Molles, une de 5.500 et une autre de 2.500 hectares. Dans cette dernière vivent Felisa et Dominga Millapi avec leurs fils .

L'histoire est regrettablement familiale. "C'est-à-dire, ces propriétés ont été achetés avec domaine et tout". Celui qui raconte l'histoire est Andrés Paillalef, un des membres de l'organisation MapuChe de Bariloche. Ce processus disposait de la participation d'un délégué de Terres qui travaillait en Rolando et Mitre, bureau qui a été ensuite fermé. Avec aide de cette personne on a essayé de balayer tout à travers un jugement de délogement.

Comme on pouvait prévoir, on a perdu toutes les instances judiciaires mais dans la dernière la Cour de Justice Supérieure a décidé de réviser et de surveiller le passé. Toutes les instances préalables avaient donné lieu au délogement mais par des circonstances que nous ne connaissons pas, le jugement s'est énormément développé, chose qui convenait très bien aux avocats de l’américain. La dernière instance d'appel au début de cette année, a été favorable ", a rapporté Paillalef.

Par conséquent, "pour la première fois le jugement a été ouvert et on essaye maintenant de voir ce qui était invisible ou ce qu'on a essayé de dissimuler : que ces familles sont dans la terre de leur Communauté et qu’elles l’ont reçues de leur père José Millapi. Felisa et Dominga nous ont raconté que leur père était un kona (guerrier), qui s'était échappé d'une tombe commune depuis Azul pendant la Campagne du Désert ".

D’après les femmes ses plus grands sont arrivés "à se dissimuler et être installés en Paso de los Molles. José a eu là quinze fils. Dominga nous a raconté que son père apportait son ` wincher' (Winchester) et qu'il avait beaucoup de marques, beaucoup de blessures. C'est-à -dire, il était un kona authentique ou un guerrier. Ensuite est venu le 20ième siècle, qui en beaucoup de sens a été pire que la Campagne du Désert, plus hypocrite ", a considéré le porte-parole MapuChe.
La Direction de Terres a été acteur fondamental du processus de livraison du territoire MapuChe. Cette distribution s’est terminé en faisant une mensuration et une titularisation. Il y a eu un Espagnol qui s'est marié avec Dominga et il a eu 12 fils, mais étant femme MapuChe, pauvre et ayant eu une soeur handicapée, il n'a reçu aucune protection juridique et n'a rien hérité. Ils y avait trois fils d'un autre mariage de cet homme qui ont hérité la totalité du domaine ", a indiqué Paillalef.

Dans ce cas "il y a une quantité de verifications juridiques mais il peut être dit que les processus successoraux ont été différents des dispositifs qui ont été utilisés pour anéantir le territoire MapuChe". Mais il existe en outre un autre ingrédient qu'il est plus difficile à expliquer encore. "En vérité au Pichileufu il y a une peupleraie et des fermes énormes. Dans une de ces fermes il y avait l’école 99, où a étudié mon père par exemple. Dans la cour de cette école l’américain a construit sa maison, son chalet. Cela était une propriété publique et encore avant c’était la propriété de la Communauté MapuChe, qui est encore vivante". Par conséquent, "il y a beaucoup de droits à réclamer là . Cette propriété doit être restitué à la Communauté ", a jugé le membre du peuple MapuChe.

En principe, la Ruka MapuChe Furiloche a saluée le fait que la Cour de Justice Supérieure ait décidé d' intervenir dans le conflit. "C'est une attitude inconnue qui doit être vue avec les changements qui ont eu lieu dans l'ordre juridique, qui jusqu'à aujourd'hui a toujours été co-actrice de la dévastation. Mais la force des droits indigènes ne peut plus être dissimulée, ils sont reconnus par la Constitution Nationale et par le droit international ".

Toutefois, Paillalef a soutenu que les nouvelles situations "sont surtout soutenues par la force politique des peuples indigènes, c'est pourquoi la Cour de Justice Supérieure doit se réconcilier à éteindre des incendies. Il doit reconnaître la restitution immédiate des droits du peuple MapuChe dans la province comme seul chemin d'obtenir de la justice et d'avancer vers une société interculturelle ". Sera-t-il justice ?
Gustavo Curunao, membre de la Ruka MapuChe Furiloche, a introduit aussi une autre variante non moins importante dans les dizaines de conflits qui ont comme protagonistes à des Communautés MapuChe non seulement en Rio Negro, aussi dans d'autres provinces de Patagonia : l'ingrédient qui appelle de la subjectivité, cette vocation tellement (mais non seulement) barilochense , d'être senti importants par l'arrivée de riches, célèbres et en outre d' étrangers.

"Nous nous trouvons toujours dans des situations d'injustice claire, ils apparaissent des célèbrités ou étrangers au nom de famille de prononciation difficile. Des éléments qui apparaissent depuis la subjectivité surgissent alors : on ne critiquera pas les actions des riches ou de Tinelli quand ils achètent 100.000 hectares en Chubut, terres qui sont de MapuChes. Il apparaît là la même chose qu’ avec Ogilvie ", a exprimé le jeune MapuChe. Selon leurs observations, nous avons écouté à beaucoup d'heureux parce que sont les étrangers, les yanqees à nous acheter nos lacs, les mawiza (montagnes) même s'ils ne nous laissent ensuite plus entrer. Ce n’est pas comme ça que le mécanisme agit, mais on est comme des étrangers à être entre nous, tandis que les étrangers deviennent de plus en plus importants. Apparaissent ensuite les questions nationalistes et patriotiques, l' argentinidad, quand par derrière ils mettront le drapeau yanqee, le français ou l'allemand... En même temps, nous ne pouvons pas défendre le nôtre,lui MapuChe, ni ce qui est approprié ou ce qui est pauvre. Il est très difficile à comprendre ".

En ce sens, Paillalef a expliqué que "nous avons maintenant des droits, si nous étions avant muets, il y a maintenant des possibilités de parler. Dans cela nous avons gagné et nous avons avancé. La coincidence n'est pas accidentelle dans les procédures de l'Américain de Villa La Angostura et la personnalité et les caractéristiques de la personne qui prétend à Paso de los Molles. C'est pourquoi il faut aussi faire face à cette manière de penser et d'agir. Il peut aussi se retourner sur le plan symbolique, il faut montrer comment cette ambition produit un dédain homicide pourr tout autre forme de vie. Ce sont des attitudes ecocides, criminelles et assassineuses "

Adrián Moyano

Traduit du castellan en français par le webmestre

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